mercredi 13 janvier 2010

Martin, le squelette aventurier

Qui dit lycée dit élèves. Et qui dit élèves, dit de nombreuses plans élaborés pour animer le lycée. Nous allons donc profiter de ce bicentenaire pour déterrer les affaires tumultueuses jusque là inconnues.

C’est au matin du mardi 1er juin 1965 que les élèves et les professeurs ont aperçu une lumière rouge qui éclairait le dôme de la chapelle. Etrange. Mais rien de plus normal comparé au squelette Martin, mascotte du labo de sciences, en train de faire du vélo sur le toit de la chapelle, et dans le crâne duquel brillait ladite lumière rouge.

Entre claquements de dents joyeux et doses de calcium, voici les confessions de Martin, le squelette cyclopède.

Bonjour Martin, comment allez-vous ?

          Plutôt bien, même s’il ne me reste plus que la peau sur les os, et encore sans la peau ! (Claquements de dents)

Certes. Mais racontez-nous un peu plus en détail votre excursion cycliste de 1965.

         Je tiens déjà à préciser que je ne suis absolument pour rien dans ces évènements. Je me suis simplement retrouvé harnaché à un vélo sur le toit de la chapelle, livré aux oiseaux et au doux vent printanier après une escapade nocturne rocambolesque. Après avoir été arraché à mon sommeil par une bande de jeunes audacieux qui avaient aussi subtilisé le vélo d’un de leurs jeunes camarades, François, qui ne s’en rendra d’ailleurs compte que le lendemain matin en levant les yeux vers la chapelle. Me voici bringuebalé dans les couloirs du lycée en pleine nuit. Traîné sur les coursives extérieures. Et balancé entre les bâtiments pour atteindre le toit de la chapelle.
        Une fois le vélo bien attaché, me voilà fixé sur celui-ci tout en étant solidement relié à l’antenne attenante afin que l’improbable structure ne tombe pas. Et tout ça de nuit !
         Et pour parfaire le tout, on me loge une lampe rouge dans le crâne. Autant vous le dire tout de suite, ma carrière en temps que squelette de biologie en a pris un coup !

         Mais au matin, je ne vous raconte pas l’étonnement et la crise de fou rire général, même dans les plus hautes instances du lycée.
         Les pompiers ont été appelés et la presse locale est même venue. Mais que d’étonnement devant l’audace et la surprenante improbabilité de cet acte. Acte, d’ailleurs, à ne pas reproduire, je le rappelle à toutes fins utiles…
         On a quand même bien ri ce jour-là !

         Et après, pour me descendre de là, je ne vous raconte pas l’histoire. Ou plutôt si, je vais vous la raconter, ...

B. Guillier

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